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Sigolène, Bruce et les autres

Sigolène Vinson + Bruce Springsteen = <3L’étang de Berre : la Méditerranée côté usines, des bidons de chlore dans la forêt, les touristes en filigrane, et des villes, et un chenal, et des habitants. On découvre Jessica et son fils, deux vieux pêcheurs, deux frères inséparables, un docteur, des amis, des fantômes, la vie qui va et qui, un jour, bascule.

Il faut du talent, pour écrire les milieux populaires sans jamais juger ses personnages, loin de la fausse empathie compassionnelle qui dégouline souvent des romans français. Du talent, et de la sensibilité, et de la sagesse.

Sigolène Vinson a les trois, et bien plus que ça.

Elle cite George Harrison dans ses remerciements, mais si j'osais une comparaison, j'irais chez Springsteen. Le Bruce de The River, celui qui vous campe une vie entière en trois couplets. Maritima est plus long que ça, il installe durablement l'ambiance et promène son lecteur dans tous les lieux de ce petit monde, mais sur le traitement des personnages, sur la finesse des sentiments, il y a quelque chose, oui. Sigolène Vinson vous serre le cœur en deux phrases et vous fait sourire en une seule ligne.

Plongez donc.

 Sigolène Vinson, Maritima, ed. de l'Observatoire, 298 p.

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