Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Petite leçon de littérature

J'allais vous parler de Marie-George, mais les idées s'emmêlaient, l'analyse bouillonnait en mots encore trop nombreux.
Alors j'ai attrapé ce livre, où m'attendait une belle leçon. 

"(...) Votre vision des choses est intéressante, mais la scène manque de vie pour le lecteur. N'essayez pas d'analyser trop finement, écrire, finalement, c'est se contenter de ce qui est."
(Haruki Murakami, "L'éléphant s'évapore / La fenêtre") 

Finalement.

Commentaires

  • Lire Murakami...c'est si rafraîchissant...

    Merci de nous le rappeler...

  • Nous savons tous deux, je crois, que c'est cela qui est difficile : dire ce qui est, être juste. C'est cette difficulté-là qui nous fait remplir les corbeilles.

  • "Je veux délaisser l'Art vorace d'un pays
    Cruel, et, souriant aux reproches vieillis
    Que me font mes amis, le passé, le génie,
    Et ma lampe qui sait pourtant mon agonie,
    Imiter le Chinois au coeur limpide et fin
    De qui l'extase pure est de peindre la fin
    Sur ses tasses de neige à la lune ravie
    D'une bizarre fleur qui parfume sa vie
    Transparente,(...)"

    Mallarmé (comme quoi...)

  • > Betty : par petites doses, régulières... je viens de le voir en force (et en finesse) sur les tables de ma librairie...

    > Frozen K : exactement... avec le temps qu'il faut pour mûrir.
    (NB - mes corbeilles à moi sont dans ma tête ; les vôtres sont-elles physiques?)

    > Arnaud : ou l'éloge de la finesse, oui. celle qui ne se vante pas.
    (allez, j'ose l'avouer - c'est pour moi une initiation à Mallarmé. Des reproches vieillis à la lune ravie... Merci !)

  • Je ne connais pas Murakami, j'ai honte.

    J'adore les librairies...

  • « Pour écrire plusieurs heures d’affilée, il faut être fort physiquement. J’ai besoin de ce temps de sport où je ne pense à rien. Je suis seul face à mes muscles, mon cœur, mes poumons. Ils me disent que je suis une personne très limitée. Mon imagination ne peut rien pour moi »
    Murakami

    Etes-vous dans cet état d'esprit, vous, lorsque vous écrivez...????

  • Oulà c'est trop élitiste ou private ou les deux cette note, ai rien compris, moi qui aime bien te lire (since l'an dernier)

    Ou alors je suis crétin, mais j'assume pleinement.

  • Prix² > Elles sont physiques mais virtuelles, mes corbeilles. Pour ainsi dire. Mes carnets sont partiellement transcrits et les déchets stockés dans de jolis dossiers quelque part sur le disque dur…
    (Voilà un sujet intéressant (je trouve) : comment travaillez-vous ?)

  • > Jane : il y a six mois j'étais dans le même cas. on m'avait offert un livre de lui, il y a longtemps. puis un jour, enfin, je l'ai sorti de son rayon, je suis entré dedans timidement, puis j'ai plongé...

    > Betty : tout juste le contraire ! je fais appel à mon imagination, et quand elle ne vient pas je retourne jouer au foot. ou je m'endors ;-)

    > Brg : il n'y avait guère à comprendre, à vrai dire - au moment où je peinais pour écrire un truc qui ne venait pas, je suis tombé sur cette phrase... à bientôt

    > Frozen Boy : sujet passionnant, oui ! trop pour que je parvienne à l'évoquer en un comm improvisé...
    disons que je laisse venir les idées, que je prends des notes sur des papiers que je perds, je laisse reposer l'ensemble dans un coin de tête jusqu'à ce qu'un jour je me décide enfin à me mettre au travail. alors je sors dans la rue, je rumine quelques premières phrases, puis je prends le crayon et me lance. Les bons jours, tout vient assez facilement, comme un fil qu'on tire. Les autres jours je joue au censeur, ne laissant aucune phrase aller sur le papier avant de sentir si la suite peut venir.
    A préciser, bien sûr, pas forcément par écrit...
    (et je retourne la question, bien sûr)

  • Ok je me contente de ce qui est alors ;)

  • > Brg : la chute est parfaite ;-)

  • Et Murakami le démontre dans "Les chroniques de l'oiseau à ressort" que je viens de finir (en trad anglaise, j'ai toujours p lus de mal avec les trad françaises).
    Je crois que c'est un de ses plus énormes. A force de partir de trois fois rien, il arrive à beaucoup puissance trois.

  • vous auriez pu être traducteur monsieur Flore. beaucoup de mes "esclaves" traducteurs auraient bien besoin de cette petite citation comme rappel quotidien... ;o)

  • Hey, miss K, quid de votre blog, à propos ?

  • alan > mon blog ? il va très bien mon blog... ça ne cause pas trop de traduction en ce moment mais il est toujours là... ;o)

  • > Alan : je laisse passer quelques mois avant chaque lecture, pour éviter de me lasser, ce srait dommage...
    (NB - les commentaires sur le Royal blog me sont tjs interdits... mais tous mes voeux les plus républicains ! ;-)

    > Miss K : le mieux est un tel ennemi pour le bien... ;-)
    (des esclaves ? diantre !)

  • oui, le nom officiel c'est "traducteur free-lance" ou "traducteur indépendant", mais il faut dire ce qui est, paraît-il... ;o)
    ceci dit, je n'ai de tyran que le nom, rassurez-vous... !

  • Secondflore, merci pour tes voeux, pareil pour toi, en plus royalistes. Je ne comprends toujours pas pourquoi on te refuse les commentaires chez moi. Je m'en vais pendre un chambellan.

    Miss K, content de retrouver votre blog. J'avais perdu mes bookmarks et le lien sur votre signature, ici, n'était plus activé. Je m'en vais donc reprendre mes lectures.

Les commentaires sont fermés.