Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Tête en l'air

tête en l'air, gaitet, paulsen, démarchesÇa commence par une rencontre avec deux éditrices : "Vous qui ne faites pas de sport, ça vous irait de grimper 4808 mètres et de nous raconter ?" *

Un an plus tard, ça donne ça :
"L’un de mes doigts se met à me lancer. Un picotement d’abord, qui dégénère. Sous le gant épais conçu pour résister au froid, l’extrémité onglée de mon annulaire droit me brûle d’une douleur qui de minute en minute devient insoutenable (...)"

Il y a le froid, le vent, la faim ("si j’avais un royaume ou un cheval, je les vendrais pour une assiette de spaghettis"), le vide, la fatigue, les chutes de pierres et autres dangers de la montagne (15 morts cet été là sur le Mont Blanc, quand même).
Une aventure, une vraie, qui se prépare la tête haute et les pieds certes nickelés, mais bien chaussés.
Une aventure contée le sourire aux lèvres et l’estomac un brin noué, sans faux suspense (mais avec un peu de vrai) et un brin d’émotion sur la fin. Et avec cette élégance suprême : partager la vedette du roman avec son guide, René Ghilini - alpiniste gouailleur et chasseur de cristaux à ses heures.

Ne pas prendre le lecteur de haut, c'est tout un art.

Richard Gaitet, Tête en l'air - éditions Paulsen

 

* Voilà quand même un point de départ idéal pour un roman de non-fiction. Imaginez qu'un jour on me demande : "Vous qui ne parlez pas espagnol et qui n'aimez pas danser, ça vous dirait d'aller vivre 6 mois à Buenos Aires et de vous inscrire dans une école de tango ?", je filerais acheter une méthode d'espagnol. Pas vous ?

Écrire un commentaire

Optionnel