14.04.2008

Genèse, 2.0

Maintenant il est vraiment en route.
Des années que le projet tournait en rond je tournais en rond autour d’une histoire sans personnages… Et dire qu’il suffisait qu’ils soient là pour qu’enfin l’histoire avance là où elle se crée vraiment, quelque part à l’arrière du crâne.

Parce qu’on a beau se demander où écrire pour faire jaillir la sève (dans les cafés, dans le métro, sur une table, dans un lit…), le seul endroit où on écrit vraiment bien, c’est dans la tête. Avec les deux hémisphères : le gauche pour construire, le droit pour inventer (pour les romans je fais plutôt dans ce sens, mais chacun fait comme il le sent, évidemment).

Le cerveau gauche a été bien dressé, il fonctionne sur demande, il est créatif parfois – il lui arrive même de se prendre pour le droit, de penser qu’il pourra écrire un livre tout seul.
Le cerveau droit, lui, a droit à ses humeurs. Parfois il disparaît, on le cherche un peu partout, on essaie de lui donner à boire alors que non, ce qu’il faut, simplement, c’est le nourrir. Mais de quoi ? pendant un an je lui ai donné des livres, des films, je l’ai promené un peu mais pas assez, il réussissait à produire quelque notes de blog mais pour le livre, il faisait grève. L'hémisphère gauche lui avait bâti un univers, mais plus il se perdait dans les détails, plus l’autre s’en foutait. Comme s’il regardait, narquois, l’autre se planter. Il a fallu un soir de février, une marche au hasard sur les pentes de Montmartre, pour trouver ce qu’il fallait. Des personnages. Des vrais. Avec des noms, une histoire, une esquisse mentale et zou. Des personnages qui commençaient à exister un peu et dont le cerveau droit pouvait s’emparer pour les faire grandir tout seul.

Maintenant, l'histoire est là, c'est elle qui commande, elle avance bien, un peu à l'aveugle, le cerveau gauche au repos.
En attendant de fêter leurs retrouvailles à tous les deux, je leur prépare un joli festin - quelques Grands Anciens pour donner au roman les impulsions décisives.

Dans le désordre, voici donc…
- Le Prince (Machiavel)
- Dix mille (Andrea Kestaker)
- Introduction à la stratégie littéraire (Divoire)
- Toy Story (Lasseter)
- Les contes d’Andersen
- Spartacus (Koestler)

Mais Spartacus est épuisé…

(à suivre)

30.09.2007

Plus vite, plus haut, moins Flore

Et voilà. On a beau se foutre des prix littéraires, cette année quand même je savais que je ne pourrais pas m’empêcher de suivre du coin de l’œil les sélections du prix de Flore. Mais la sélection s’est faite à l’abri des regards... Et bon, hein.

Déception ? Bah, un chouia, on ne va pas se mentir, même si tout cela est parfaitement cohérent avec la fin prémonitoire de "La faune on the Flore"… Disons surtout qu’on a perdu une bonne occasion de rigoler. Et puis ça aurait été gênant, de se retrouver sur cette liste sans avoir rien fait pour : on aurait été obligé de espérer un peu et là, forcément, on aurait été déçu. M’enfin...
Déception surtout pour l’ami Jestaire, avec son Tourville qui sort vraiment de l’ordinaire je pensais que même sans connaître le jury il avait ses chances.

En fait, c’est étrange - comme une page qui se tourne alors qu’on avait arrêté de lire depuis longtemps. Une blague lancée en 2004 vient de trouver sa chute - je l'avais laissé me dépasser, la voilà derrière moi. Tant mieux.
… N’empêche que me voilà comme l’an dernier avec un nom de blog à la con qui ne veut plus dire grand'chose.
Il va falloir prendre quelques décisions, ouvrir une nouvelle page. Un nouveau livre, plutôt. On s’y mettra courant octobre, tranquillement.
Vite, sans doute pas. Haut, on verra. Moins Flore, mais plus fort. 

A suivre.

28.09.2007

Après "Marisha et moi"...

d5555764d299cad8c7cb5fe234438a88.jpg... Jenifer et moi.

 (Y a pas à dire, star, c'est un métier)

 

[Merci à Thomas ClémentTC pour la photo] 

 

23.09.2007

Je suis une star

Dans mes fantasmes d'ado, une star c'était avant tout un mec hyper-cool qui vivait dans des chambres d'hôtel et aux pieds duquel les jolies filles déposaient leur libido débridée.
Je n’ai pas mis longtemps à comprendre que la star avait aussi un chez-soi, que les jolies filles n’étaient pas les seules à l’arrêter dans la rue et qu’elle ne pouvait plus se permettre de faire ses courses sans être très gentille avec tous les commerçants du quartier, sous peine de voir enfler les rumeurs, genre "Machin il a vraiment pris le melon."
Bref, j’ai compris assez vite que le fantasme de la star, c’est d’être incognito.

Donc, jusqu’ici, je vis un fantasme de star, tranquillement incognito, je dis bonjour à la dame et elle m’oublie aussitôt. La belle vie, quoi. C’est l’intérêt aussi d’écrire des livres – même en cas de petit succès, on ne risque pas de me reconnaître dans la rue… Sauf, peut-être, dans ma librairie de quartier.
Comme j’avais décidé de ne plus entrer dans une librairie après la sortie du livre (pour avoir une petite idée de pourquoi, voir ce joli blog de libraire), j’étais plutôt à l’abri. Sauf que ce genre de résolutions n’a qu’un temps, surtout quand on a très envie de lire la suite du Photographe… Et qu’un ami à l’étranger me demande de lui envoyer Hors jeu – comme si j’en avais encore, moi, des livres.

Or donc, hier, me voilà en route vers ma librairie de quartier.
Pas de tension particulière – c’est une librairie bien, ils ont toujours les livres du Dilettante. Il est là, en effet, un peu planqué mais en double. Je prends ma BD, mes deux exemplaires et me dirige vers la caisse.
« Vous avez une carte de fidélité ? » me demande le vendeur.
Et là, pavlov, je dis Oui.
- A quel nom ?
Moment crucial. Le livre est là devant lui, bien rouge avec mon nom en gros blanc sur la couverture. Vais-je prendre le risque d'être démasqué ? Je sais bien que ça ne peut pas faire de mal que "mon" libraire sache que l’auteur de ce petit livre rouge habite à côté de chez lui, mais voilà, irrationnel ou débile vous me direz, je préfère rester incognito. Et puis bon, ce n'est pas le libraire, là.
J’ai une seconde pour décider. Je regarde le type, il a l'air un peu ailleurs, une intuition me traverse et je me lance. Par jeu.
Je donne mon nom, je le vois qui consciencieusement tape sur son clavier, il me demande mon prénom, regarde l'écran... Et là, son visage s’anime.
« Ah ça dites-donc, c’est dingue !
- Quoi donc ?
- Normalement votre carte aurait dû se déclencher aujourd’hui. Je ne sais pas ce qui se passe… Vous nous préciserez bien, la prochaine fois, ça vous fera une remise de quinze euros. Bonne journée. »

Et voilà le travail.
Maintenant c’est sûr, je suis une star.

(Bon, du coup les filles ne déposent pas non plus à mes pieds leur libido débridée, mais pour ça il doit bien y avoir d’autres moyens.)

12.09.2007

Merde, je connais un mec...

Parce qu'un lecteur averti en vaut bien deux...

Quand j'ai commencé à écrire des nouvelles, je les ai d'abord gardées pour moi. Il a fallu deux ans pour que j'ose les faire lire (quand on me le demandait). Et deux mois à peine pour me rendre à quel point le cadeau est empoisonné. Parce que si l'ami destinataire se sent obligé d'émettre un jugement, évidement il n'est pas obligé d'aimer. Parfois même au bout de quelques lignes il n'a déjà plus envie de lire...  

D'où certains longs silences, du temps des premières nouvelles, et moi qui n'osais pas rappeler pour ne pas faire le-type-qui-appelle-pour-savoir-ce-que-t'en-as-pensé...

D'où, finalement, cet avertissement (à encadrer) que j'avais imaginé pour la soirée d'hier :

Merde, je connais un mec qui a écrit un livre
(mode d'emploi) 

1. Vous n’avez pas acheté / pas lu le livre…
… Alors venez. Plus on s’en fout, plus on rit.
On parlera d’autre chose, on trinquera – on fera comme avant, en somme.

2. Vous avez lu mais vous n’avez pas vraiment aimé…
… Je connais, c’est embarrassant. Alors venez, pour vite vous débarrasser de ce poids.
Deux possibilités : vous pouvez tranquillement faire semblant d’être dans le cas 1, ou choisir l’honnêteté (ça paie toujours) et me dire ce que vous n’avez pas aimé. Puis on trinquera et on parlera d’autre chose – juste comme avant, en somme.

3. Vous avez lu et vous avez aimé
… Oui, vous pouvez le dire. Et pour trouver les mots, un seul conseil : ne pas les chercher. Vous me verrez sourire, rougir un peu et puis vite on trinquera et on parlera d’autr… Enfin vous voyez, quoi.

A bientôt !

10.09.2007

Ceci est une invitation

La rentrée des classes est passée, désormais le temps est aux interros et aux notes dans le carnet de correspondance (dans le milieu, ils appellent ça interviews et critiques, mais ils ne trompent personne)… Mais on le sait bien : le plus important, à l’école, c’est la récré !

Et donc…

Le petit Hors jeu et son papa vous convient à fêter ça
Mardi 11 septembre à La Gouttière
(96 avenue Parmentier – M° Parmentier ou Oberkampf)
à partir de 18h

Ce ne sera pas un genre cocktail littéraire avec champagne et petits fours. Pas non plus une soirée tournant (en rond) autour du livre, non. Juste une occasion de se retrouver autour d’un demi ou d’un mojito (ou de plusieurs).
Et surtout, ça se passera à la Gouttière. La Gouttière, en plus d’être un lieu plein de vie, c’est le bar où se terminait La Faune on the Flore. C’est dire si le lieu s’imposait.

Passez quand vous voulez (mais venez tôt si possible), nous inventerons la soirée en direct…
Pour ma part j’y serai à partir de 18 heures – vous me reconnaîtrez facilement : j’aurai un verre à la main, un stylo dans l’autre, une dédicace en tête et un sourire aux lèvres.

A bientôt !

30.08.2007

Cherchez pas

b15beddf9574cca738729e206baa67f5.jpgTandis que peu à peu je sors d'une douce paralysie, les premiers messages arrivent. Quelques mails, des coups de fil, des sms, quelques incursions par ici... Ça fait plaisir.
C'est étonnant comme certain(e)s savent trouver les mots. Jamais les mêmes d’ailleurs, et c’est tant mieux. Au final je note une seule constante : pour trouver les mots, le mieux est encore de ne pas les chercher.
Merci à vous. 

24.08.2007

24 août, donc

Exclusif !
Il se cachait un peu ces derniers jours, mais une de nos équipes est parvenue à choper l’auteur de ce blog – par traîtrise alors qu’il se réveillait d’une bonne sieste. Nous avons senti qu’il fallait un peu le secouer, le jeune auteur™ alors nous avons posé nos questions sans détours.

Dis-donc, Guillot, tu pensais vraiment que t’allais laisser ton blog sans une note aujourd’hui ? Que t’allais te la jouer Louis XVI qui écrit « Rien » dans son journal le 14 juillet 1789 ?
Ben… ça me disait bien, oui. Vous savez, une note, ça vient ou ça ne vient pas, on ne va pas se forcer…

Tu ne vas quand même pas nous faire croire que ça ne te stresse pas, la sortie de ton livre ?
J’ai essayé de vous le dire, mais vous ne me croyez pas, alors… (Un peu moins fort, la lampe dans la gueule, s’il vous plaît) Je ne vais pas me mettre à entrer dans toutes les librairies pour voir si j’y suis, non ? C’est un coup à se faire des trous dans l’estomac. Et c’est important, un estomac.

Putain, mais tu pourrais être un peu plus enthousiaste, merde !
L’enthousiasme, il est à l’intérieur. (Baissez cette lampe, par pitié, et je vous promets de tout dire) Vous savez, quand on bosse pendant des années sur un livre - quand on arrête de travailler pour le finir, même - on place forcément en lui d’énormes espoirs, on rêve cent fois à ce qui pourrait se passer, après. Mais ils sont fragiles, ces rêves, alors on les protège…

D’un autre côté c’est dommage de ne pas vivre le truc à fond, non ?
Mais je le vis à fond ! J’essaie juste d’éviter les stress inutiles. Et oui, je préfère passer deux heures au cinéma que de faire le tour de la presse littéraire – ce qui, de toute façon, ne fera avancer aucun schmilblick.

Mouais… Et comment as-tu passé cette dernière nuit avant la sortie ? L’attachée de presse du Dilettante (Claire, on t’embrasse) t’avait promis une nuit blanche…
C’est drôle, mais avant de lire le mail de Claire je n’avais pas envisagé une seconde que je pourrais passer une nuit blanche.
Finalement, j’ai passé la soirée en compagnie d’une grande demoiselle, avec qui nous avons parlé (surtout) d’autre chose. Et nous avons fait durer un peu, parce que, c'est vrai, je n'avais pas sommeil – vous savez ce que c’est : si on commence à se demander si on va réussir à dormir, on est foutu.
Finalement je me suis endormi en douceur, en comptant comme autant de moutons toutes les fois où durant la soirée j’avais eu envie de la prendre dans mes bras sans l'oser. Bon, le réveil a été un peu dur mais avec une bonne sieste, si vous me payez un café…
Et puis merde, vous avez raison : je vais avoir besoin de bras accueillants, ces prochains temps.

22.06.2007

Un petit pour la route

Allez, un petit extrait pour fêter la sortie de l'imprimerie. Je n'en mettrai plus, je pense. Mais ce fut une belle surprise que d'ouvrir le livre au hasard et de tomber sur ce passage. Comme une résonance avec l'actualité... Et surtout, au coeur du #1, quelques germes du #2...
Reste à s'y mettre, maintenant. Vraiment. Trouver l'énergie, s'organiser un peu et laisser le bordel agir.
A suivre !

50000a8a7d96e25d0a11721ec99c5522.jpg... lorsque la porte de la salle d’attente s’est ouverte sur une quadragénaire très Wall Street. Mme Wallace, donc. Dans son regard on comprenait tout de suite qu’elle n’était pas là pour parler de lettres.

- Savez-vous combien de livres sont publiés chaque année, Monsieur Assalti ?
- Je ne sais pas. Beaucoup… Trop sans doute ?
- 34 000. Et sur l’ensemble, savez-vous combien sont rentables ?
- Peu, j’imagine.
- En effet. Et savez-vous combien les éditions du Gallion dégagent comme marge annuelle ?
ça, je savais.

(…)

- Notre objectif est simple : nous voulons faire des livres qui se vendent. Des livres qu’on trouve sur les tables des librairies, près des caisses. Des livres dont les auteurs passent à la télévision. Vous me suivez ?
- Parfaitement.
- Vous avez fait L’Ecole, vous connaissez les médias… Vous pouvez aller loin avec nous.
La mission était claire : rajeunir les cadres, nettoyer les comptes en balayant les dominants d’hier, petits commerçants habiles de la calculette mais incapables de survivre aux logiciels de gestion. Et ça, ça se payait cher.

- En littérature générale, elle a poursuivi, nous devons viser chaque mois le top 3 des ventes. Notre écurie doit être la plus performante du marché, voyez-vous…
- Bien sûr. En jouant gros sur les favoris, tout en lançant quelques outsiders sur lesquels les médias spécialisés auront envie de parier.
- … Et s’il le faut recruter les cracks de la concurrence. Vous commencez à me plaire. Vous ai-je dit qu’au salaire fixe nous pouvons ajouter jusqu’à 30 KE de variable en fonction des résultats ?
Je me suis gratté le bras gauche, juste sous le stressomètre. J’ai pensé à Emma et à ses études de lettres, au prestige de l’éditeur. Tout ça commençait à devenir excitant.

- Mais entre nous, Jean-Victor, la littérature générale est surtout un hochet pour l’équipe actuelle du Gallion. Ce qui nous intéresse, chez Mediacorp, ce sont les marchés à potentiel : le voyage pour l’été, les livres-cadeaux à Noël, les livres de cuisine pour les mois creux…
- C’est pourquoi vous vous tournez vers L’Ecole.
- Exactement ! Ce que nous attendons, c’est du marketing, des concepts forts. Ecrire les livres, on trouvera toujours les gens pour ça.

(Hors jeu, p. 217-218)

19.06.2007

Spécial Dédicaces

8e7724b01727a85ab6127253f86c2151.jpgBon, pour la signature, j’ai fini par trouver. Comme je ne trouvais pas de cahier de texte pour faire des essais, j’opterai pour une seule initiale. Voilà déjà un grand pas de fait. Reste à savoir maintenant ce que je vais bien pouvoir mettre juste au-dessus.
Et là, plusieurs cas se présentent.

Pour les personnes que je connais, je ne m’en fais pas, il y a toujours quelque chose qui viendra du cœur. Sauf que les gens que je connais, sur la liste, je peux les compter sur les doigts d’un pied.

Ensuite, il y a les journalistes dont je ne connais pas le nom – ni même le journal, parfois. Là, j’ai beau me casser la tête, je ne trouve rien qui ne fasse faux-cul. Et pourtant je n’ai pas envie de faire service minimum (je n’ai pas arrêté de travailler pour me retrouver à écrire des Cordialement à la chaîne). J’ai beau savoir que la plupart s’en foutront, ça me ferait plaisir de trouver un truc sympathique – un petit machin spécial pour les quelques-uns qui accueilleront le livre sans le revendre illico chez un soldeur.

(NB - si vous avez une expérience de jolie dédicace pas trop perso mais qui fait plaisir, surtout dites-le moi !)

Et enfin, il y a le gros morceau : tous ces gens vus-à-la-TV, entendus-dans-le-poste ou lus-quelque-part. Ceux dont on se dit, pour des raisons aussi fondées qu’idiotes, qu’ils ne prendront n’auront sans doute pas le temps de lire le livre, mais qu’ils pourront au moins, qui sait, lire la dédicace.
Pour ceux dont j’aime le travail, ce sera simple (voir cas n°1). Mais pour les autres, je m…

- Eh dis-donc, pdf, tu ne serais pas en train de te prendre le chou pour rien, là ?
- Euh… Si, bien sûr, parce que là ça m’amuse… Mais pourquoi ?
- Ben parce que personnalisées ou pas, on sait où elles finissent, les dédicaces. Regarde cette anecdote, là : Patrick B. qui revend son Frédéric B., c’est pas beau ça ?
(merci, Crashtest)

Alors voilà, pour l’instant je me dis que je pourrais innover, en inventant la double dédicace :

Pour Machin VIP
(j’aime beaucoup ce que vous faites)
...
Et pour toi, humble lecteur anonyme qui vient d’acheter ce livre d’occase
(je te souhaite une bonne lecture. et je t’embrasse, tiens)

Pas sûr que ça fasse beaucoup rire l’Editeur. Au moins je me serai amusé à l’imaginer…
Allez, il me reste deux jours pour trouver des idées.

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